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DEGUSTATION DE ROMANS 2016-17

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Les règles d'usage
 
Joyce Maynard. Les règles d'usage

Résumé : Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L'espoir s'amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu'elle connaît à peine - et idéalise.
Son beau-père et son petit frère la laissent partir le coeur lourd, mais avec l'espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l'entoure, faisant d'étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays.

L'avis de Danny : Wendy, 13 ans vit à Brooklyn. Ce matin elle n'a pas le temps de dire au revoir à sa maman. C'est le 11 septembre 2001 et sa maman travaille dans "les Tours". Elle ne la reverra jamais. Josh, son beau père et son petit frère de 4 ans, comme elle, sont hébétés , sidérés, dans le déni, l'espoir aussi, puis le chagrin qui semble les anéantir tous les trois. Après le 11 septembre, les " règles d'usage" qui régissent la vie de la famille n'existent plus. Avec une infinie délicatesse mais aussi une justesse incroyable, Joyce Maynard décrit la terrible période que vit Wendy et sa famille. Chacun essaie de faire face mais trop de douleur les accable. Wendy part rejoindre ce père biologique, très absent, qu'elle réclamait, en Californie. Là il ne semble pas y avoir beaucoup de règles d'usage , et la liberté que lui laisse (?) son père est pour elle un voyage initiatique vers l'acceptation de son deuil et la compréhension de sa vraie place dans sa famille. C'est un roman superbe, bouleversant mais sans aucun pathos. Le cheminement des membres de cette famille vers la résilience, parce que c'est de cela qu'il s'agit, est vraiment rendu avec beaucoup de justesse. On ne lâche pas cet ouvrage avant la fin. On ne le peut pas.

Le dimanche des mères Graham Swift. Le dimanche des mères

Résumé : Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée.
Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première - et dernière - fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre - les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite...

L'avis de Nadine :    Il est des journées que l'on vit et dont on sait avec assurance qu'elles seront déterminantes à tout jamais pour toute notre vie. Ce sera le cas pour Jane, en ce 30 mars 1924. Alors que ce dimanche qui fête les mères offre la possibilité aux domestiques de rendre visite à la leur, Jane, orpheline, va consacrer cette journée de liberté à bien autre chose. Elle va parcourir la campagne anglaise à bicyclette pour retrouver une dernière fois son amant, Paul, un jeune aristocrate, qui doit épouser une jeune femme de sa condition. C'est un roman concis, qui concentre brillamment un panel d'émotions et de sensations d'une grande intensité. La douceur exceptionnelle de cette journée particulièrement ensoleillée, le printemps qui s'éveille et la lumière au fil des heures contribuent à enrichir cette sensualité délicieusement palpable. Il y a un passage du livre qui m'a transportée : celui qui décrit ce sentiment de liberté totale et absolue lorsque Jane rentre à bicyclette après avoir refermé la porte. Roman éblouissant.

Les filles au lion

Jessie Burton. Les filles au lion

Résumé : En 1967, cela fait déjà quelques années qu'Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s'y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d'art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire.
Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n'est qu'il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l'air d'en savoir plus qu'elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d'Odelle. La jeune femme décide de déchiffrer l'énigme des Filles au lion.
Sa quête va révéler une histoire d'amour et d'ambition enfouie au coeur de l'Andalousie des années trente, alors que la guerre d'Espagne s'apprête à faire rage.

L'avis de Marine : Après son formidable premier roman Miniaturiste, Jessie Burton nous offre ces filles au lion avec un point commun, au centre du récit une œuvre d’art, un tableau. Une belle histoire romanesque sur fond de guerre d’Espagne. La narratrice Odelle, qui rêve de devenir écrivain, vit et travaille dans une galerie d’Art à Londres dans les années1967. Elle est au service de Marjorie Quick, personnage mystérieux qui va la pousser à écrire. Odelle va rencontrer Lawrie Scott qui possède un tableau représentant deux femmes et un lion, tableau qui a appartenu à sa mère. Le comportement étrange de Marjorie devant le tableau et son propriétaire va déclencher chez Odelle l’envie d’en savoir plus sur ce tableau et son auteur un mystérieux I.R. Ses recherches vont la transporter en Andalousie en 1936. Tous les ingrédients sont réunis pour nous entraîner pendant près de 500 pages dans une intrigue romanesque et pleine de mystères. En filigrane, la condition féminine, dans un monde où il est si difficile pour une femme de faire reconnaitre sa valeur ou son talent, au point que certaines prendront un prénom masculin pour être reconnues. Bref, vous l’aurez compris un roman passionnant et dense, que l’on pose à regret.

 

Comment Baptiste est mort

Alain Blottière. Comment Baptiste est mort

Résumé : Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert Yumaï.

L'avis de Babeth : Le récit commence par un dialogue entre un jeune adolescent de 14 ans et celui que l'on suppose être son psychologue. Au fil des pages (on alterne entre le dialogue chez le psychologue et l'histoire racontée par le jeune garçon), on approche l'horreur. Enlevé dans le désert par un groupe d'islamistes djihadistes avec ses parents et ses frères, le jeune Baptiste sera le seul à être libéré après plusieurs semaines de captivité. Ce qu'il a vécu dans le désert est d'une grande violence et d'une cruauté sans nom. Il va être endoctriné par ses ravisseurs (au point de ne plus savoir qu’il y est )  et finira par être échangé contre une rançon. Bien qu'ayant fait des cauchemars à la suite de cette lecture ..... c'est un livre magnifique qu'il faut lire absolument.

Tropique de la violence

Nathacha Appanah. Tropique de la violence

Résumé : Il y a une immigration constante et tragique dont la presse française ne parle pas. Elle se déroule dans un coin de France oublié de tous, cette ancienne île aux parfums devenue peu à peu un lieu cauchemardesque : Mayotte. C'est là que Nathacha Appanah situe son roman : l'histoire de Moïse, enfant de migrant rejeté par sa mère parce que ses yeux vairons sont signe de malheur. Recueilli et élevé avec amour par Marie, une infirmière, Moïse se révolte quand il apprend la vérité sur ses origines et décroche de l'école.
A la mort brutale de Marie, il tombe sous la coupe de Bruce et de sa bande de voyous, issus du ghetto de Mayotte. Il a 15 ans, se drogue, vole et se bat. Humilié, violé par Bruce, il le tue. Pour échapper à la vengeance des amis de Bruce, Moïse se jette dans l'océan au cours de son transfert au tribunal.

 

L'avis de Monique : L’auteur situe son roman à Mayotte, île française entre Madagascar et le Mozambique et nous livre un récit poignant dans un récit choral qui entrelace le destin de cinq personnes. Marie infirmière blanche, Moïse 15 ans fils adoptif de Marie, enfant aux yeux vairons synonyme de malédiction, Stéphane travailleur humanitaire, Olivier policier et Bruce ravagé par la violence , chef de Gaza surnom du bidonville camp de clandestins « un no man’s land violent où les bandes de gamins shootés au chimique font la loi »à « Gaza c’est Mayotte, Gaza c’est la France ». Moïse va commencer un voyage en enfer le jour où Marie va mourir brutalement. Véritable réquisitoire contre la misère des migrants, qui transforme les enfants et les adolescents en bêtes sauvages. Livre puissant et déchirant, un véritable uppercut. A lire absolument

Splendeur

Margaret Mazzantini. Splendeur

Résumé :Fils unique d'une famille meurtrie par la dépression et l'alcoolisme, Guido grandit dans l'ignorance de ces maux, porté par un amour absolu pour une mère absente. Il erre dans son appartement, son immeuble, où la famille du gardien, vibrante de vie, prend beaucoup de place. Le fils surtout, Costantino, qu'il côtoie depuis toujours, dans la cour de l'immeuble comme à l'école, sans jamais oser en faire son ami.
Pudeur, timidité rongent les deux enfants jusqu'à l'adolescence quand, un soir, pendant un séjour en Grèce, ils découvrent leur sexualité. La peur de se livrer, de s'assumer, de s'aimer conduit l'un et l'autre vers deux chemins différents. Guido poursuit ses études à Londres, où il découvre une nouvelle culture underground et s'enivre dans une errance urbaine entre drogue, sexe hétéro et abstinence homo… jusqu'à ses retrouvailles avec Costantino.

L'avis de Marie-Claude : C'est l'histoire de deux enfants qui habitent le même immeuble, Guido en manque d'amour avec un père et une mère absente et Costantino fils du gardien de l'immeuble qui vit dans une famille pleine de vie. Ils ne sont pas amis, ils n'osent pas se parler, se rapprocher. Un jour au cours d'un voyage scolaire en Grèce ils vont découvrir leur sexualité. C'est pour eux un drame et un bonheur immense. Ils ne veulent pas de cet amour hors norme et chacun va prendre sa route de son côté. Ils se sentent maudits, leurs homosexualité est impossible à assumer. Toute leur vie ils seront comme des aimants qui s'attirent et se repoussent. L'auteure nous dresse le portrait magnifique de deux hommes qui souffrent de cette sexualité hors norme. Elle décortique par le menu les sentiments, les états d'âmes et pose le problème de d'homosexualité. Un roman splendide, bouleversant.

Les marches de l'Amérique

Lance Weller. Les marches de l'Amérique

Résumé : Aux confins de l'Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans cette région troublée par d'incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l'un à l'autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d'oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, avec sa beauté prodigieuse et son regard fier que n'ont pas réussi à briser des années d'esclavage.
Tous trois ont pris la route du Mexique pour accomplir la vengeance de cette femme : aller présenter à l'ancien maître de Flora le corps de son fils unique conservé dans un cercueil empli de sel. Ainsi avancent ces trois victimes malgré elles de la violence d'un monde en construction.

L'avis de Gilette : Formidable roman qui met en lumière la construction d'un pays dans la violence et le sang mais aussi parfois dans l'espoir de lendemain meilleur. Les personnages brisés mais touchants avancent vers l'avenir malgré un passé lourd. Ils font route vers le Mexique traversant des paysages magnifiques mais aussi faisant face à des périples de grande violence. Grand moment de littérature qui m'a rappelé Lonesome Dove et surtout La marche du mort.

L'insouciance

Karine Tuil. L'insouciance

Résumé : En 2009, de retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes au cours d'une embuscade tendue par les talibans, le lieutenant Romain Roller souffre d'un syndrome de stress post-traumatique. Durant le sas de fin de mission qui a lieu sur l'île chypriote de Paphos, il a une liaison passionnée avec une jeune journaliste et romancière, Marion Decker. Il revoit également Osman Diboula, un ancien éducateur social, fils d'immigrés ivoiriens, qu'il a connu pendant son enfance à Clichy-sous-Bois, et devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité montante de la vie politique française.
Le retour en France de Roller auprès de sa femme et de son fils se passe mal. Seule sa liaison avec Marion Decker parvient à le sortir de sa torpeur, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'elle est mariée à l'un des plus grands chefs d'entreprise français, le flamboyant François Vély, fils d'un ancien ministre juif ayant participé à la résistance dans le maquis de l'Yonne. Grand patron de presse, François Vély est un homme d'influence.
Mais à la veille d'une importante fusion avec une société américaine, il pose pour un magazine sur une oeuvre d'art représentant une femme noire et il est accusé de racisme. Son empire est ébranlé par ce scandale, qui inonde les réseaux sociaux. Osman Diboula va prendre sa défense, bien qu'il soit lui-même récemment tombé en disgrâce aux yeux du Président de la république, qui l'a écarté brutalement de ses proches conseillers.
Le destin de ces trois hommes se trouve alors inextricablement lié…

L'avis de Mariane : François Vély, entrepreneur florissant, voit sa vie de couple vaciller, et retrouve ses origines, au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs, étalées sur la place publique, entrainant alors sa chute. Romain Roller, soldat de retour d'Afghanistan, fait la connaissance lors d'un séjour de décompression, de Marion, journaliste, qui n'est autre que la femme de François. Quant à Osmane, ami d'enfance de Romain, il tente de mener sa carrière politique à l'Elysée malgré sa couleur de peau et son étiquette du "9-3". Leur vie vont se croiser, ils vont devoir construire leur futur en acceptant leur passé. Karine Tuil aborde dans ce roman passionnant la question de l'identité, thème cher (cf "l'invention de nos vies", et nous, qu'aurions-nous fait? que serions-nous devenus?) Superbe roman, vraiment passionnant, une belle découverte de la rentrée.

Soleil rouge

Matthew McBride. Soleil rouge

Résumé : Dans le comté de Gasconade, la méthamphétamine dicte sa loi. Les paumés, les ouvriers, les banquiers y sont accros. On la fabrique dans les garages, les remises ou les chambres d'enfants. Même les flics se laissent parfois tenter. Et lorsque le shérif adjoint Dale Banks découvre 52 000 $ cachés dans le mobile home d'un trafiquant de drogue, il ne résiste pas et s'empare de l'argent. Banks a beau avoir agi pour de bonnes raisons, il devra tout faire pour se sortir de ce mauvais pas, car le dealer et ses associés, parmi lesquels un révérend illuminé et violent, ne sont pas du genre à partager.

L'avis de Laetitia : Dans le comté de Gasconade au fin fond du Missouri les dealers/accros de méthamphétamine font la population. C'est la routine pour les hommes du Sheriff que d'intervenir chez eux pour diverses violences, jusqu'au jour où l'adjoint du sheriff s'empare de 52.000$ chez l'un d'eux bien cachés sous la putride litière du chat. Dilemme pour celui qui dans sa loyauté n'arrive pas à joindre les deux bouts. De ce moment-là va s'entremêler toute la basse couche de la population américaine : un révérend illuminé par sa cuisine, des tas de drogués paumés, des flics véreux etc... Violences et délires malsains sont au rendez-vous de ce très bon roman noir, amateurs de Breaking Bad (sans morale) ce roman est fait pour vous.

La vengeance des mères

Jim Fergus. La vengeance des mères

Résumé : 1875. Dans le but de favoriser l'intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d'échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l'armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l'armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

L'avis d'Anne-Marie : Ce roman se situe dans le prolongement de l'épopée indienne "1000 femmes blanches" dans laquelle en 1975, un chef cheyenne propose au Président Grant d'échanger 1000 chevaux contre 1000 femmes. On retrouve ces femmes rejetées par leur société d'origine devenues mariées, mères en pleine immersion indienne, confrontées à la trahison et aux massacres perpétrés par l'armée américaine. Révoltées par ces injustices et leur propre douleur, leur dignité retrouvée, elles décident de rester dans la tribu de Sitting bull et de se battre avec eux. Cette épopée, à travers le sort de ces femmes et particulièrement 2 sœurs personnages truculents ligne conductrice du récit, donne la parole au monde indien mêlant violence, poésie, émotions. Roman très documenté, passionnant.

 Bienvenue à Cotton's Warwick

Michaël Mention. Bienvenue à Cotton's Warwick

Résumé :  Australie, Territoire du Nord. Dans l'Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l'autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancoeurs et les frustrations. Sueur, folie et sang.

L'avis de Jeannine : Australie profonde, dans un village où survivent une poignée d’hommes (et une femme) tous plus ou moins dégénérés, une forte canicule et une série de meurtres étranges vont perturber l'équilibre précaire de la routine glauque qui régit la vie de tous. S'enclenche alors une montée vers la barbarie et la déshumanisation de chacun. Malgré un tel sujet, je n'ai pas pu quitter ce livre construit comme un scénario de film d'épouvante...ou carrément d'horreur. L'auteur nous plonge dans un monde de sauvagerie avec un vrai talent ... mais prudence pour les âmes sensibles !

La terre qui les sépare

Hisham Matar. La terre qui les sépare

Résumé : En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Egypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s'être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu'à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d'assaut et libère les détenus.
Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d'Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996 ? La détention l'a-t-elle à ce point affaibli qu'il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d'identité ? Hisham Matar va mener l'enquête pendant des années, contactant des ONG et des ambassades, relatant l'histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre, son pays d'adoption, s'adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi
.

L'avis de Danielle : Livre dense et passionnant. Dans la recherche effrénée et passionnée d’un père aimé et admiré l’auteur nous implique totalement dans l’histoire de sa famille qui a vécu en Amérique, en Egypte, en Angleterre et le lien très fort qui uni les exilés entre eux et à leur pays ; puis à celle de la Libye de 1900 à nos jours avec l’invasion Italienne et le régime Mussolinien,le coup d’état du colonel Kadhafi et les espoirs déçus du printemps arabe. Le père d’Hismham Matar dissident actif au régime de KADHAFI s’est réfugié en Egypte après l’ascension au pouvoir de ce dernier. Mais en 1990 il est enlevé puis emprisonné en Libye. Hismham et sa famille bien que n’ayant plus aucun signe de vie depuis de nombreuses années ont toujours gardé l’espoir de le revoir. Cependant il ne fait pas partie des détenus libérés lorsque les prisons prises d’assaut par le peuple sont ouvertes après la chute de KADAFI en 2011. Ne retrouvant aucune trace de ce père, il va partir à sa recherche. Dans sa quête de vérité et armé de patience il va enquêter dans le monde entier pour savoir ce qui est arrivé à cet homme.

Le goût du vent sur les lèvres

Cédric Morgan. Le goût du vent sur les lèvres

Résumé : Louane vit à Belle-Ile-en-Mer chez Marlène, sa mère adoptive. Surdouée, mais réfractaire au système scolaire, elle s'apprête à passer le bac en candidate libre à douze ans. Toujours par monts et par vaux sur les sentiers côtiers, elle communie avec le vent, le soleil, les tempêtes. Née sous X, elle porte en elle une absence : l'identité de sa vraie mère. Dans la chambre d'hôte que tient Marlène débarque un jour un homme d'une cinquantaine d'années, Guillaume, dont le comportement intrigue Louane.
Le visiteur arpente toujours les mêmes lieux de l'île, pose des questions étranges, dit remonter les traces d'un jeune garçon, " colon " de l'ancien bagne d'enfants. Louane écoute avec constance les propos des uns et des autres ; elle sait que la vie qu'on raconte est plus intéressante que celle qu'on vit. De même, au passé de Belle-Ile s'entremêlent ses légendes?; aux souvenirs, nos lectures et nos rêves.

L'avis de Françoise : Louane, 12 ans, vit sur Belle-Ile avec sa mère adoptive qui la laisse assez libre. Née sous x, l'identité de sa vraie mère reste une vraie question. Sur-douée, elle étudie par correspondance et va passer son bac. Un homme débarque sur l'île et vient loger en chambre d'hôte chez sa mère. Que cherche-t-il ? Louane s'amuse à le suivre, découvre l'histoire de l'île, interroge ses habitants. Tout est prétexte à découvrir l'île, ses côtes, ses tempêtes, sa flore, lors de descriptions magnifiques. Chaque rencontre, la "bistrotière", le curé... nous fait traverser l'île sur le vélo de Louane. Des moments magiques qui feraient presque oublier le fond de l'histoire ! Tout est dit page 59 dans une citation de Kundera : "Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même". L'auteur a parfaitement réussi cette mission ! Excellent roman à lire pour partir en vacances... même si l'on reste chez soi !

Une mère

Alejandro Palomas. Une mère

Résumé : Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s'affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu'elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d'Emma, et l'oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents. Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher.
Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ? Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu. Alejandro Palomas brosse avec humour le portrait d'une famille dont les travers font inévitablement écho à nos propres expériences, et celui d'une mère loufoque, optimiste, et infiniment attachante. Une mère profondément humaine, à qui il reste encore quelques leçons à transmettre à ses grands enfants : au cours de cette longue nuit, secrets, mensonges, non-dits et autres révélations familiales vont éclater.

L'avis de Marie-Pierre : Un début plein de promesses : Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en cuisine en attendant leurs invités. A travers les premiers propos échangés et au vu du contenu du four, on se doute que cette soirée ne sera pas comme les autres et que personne ne va bien manger. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, mère aux propos plus loufoques les uns que les autres et à la maladresse tant physique que verbale dévastatrice, va enfin réunir ceux qu’elle aime. D'abord ses deux filles : Silvia, jeune femme psychorigide obsédée par l’ordre et la propreté, et Emma la cadette effacée. Puis Olga, compagne d’Emma, jeune femme transcendée par son métier de guichetière dans une agence bancaire, et enfin l’oncle Eduardo, le fantaisiste de la famille. Tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents. Qui sont-ils ? Chacun arrive, porteur de non-dits, de blessures intérieures ou au contraire d’annonces à faire. Il apparaît très vite qu’à la fin de ce repas des aveux auront été faits et des secrets révélés. Personne ne rentrera chez lui indemne ou tout à fait identique à celui qu'il était à son arrivée. A travers les souvenirs de Fernando et porté par une narration sans temps morts, le lecteur est peu à peu amené à s’immiscer dans l’intimité de cette famille et de chacun de ses membres et parvient peu à peu à reconstituer le fil dramatique. J’ai souvent ri, presque pleuré parfois, en tous cas je ne me suis jamais ennuyée. Une chronique familiale comme je les adore, toute en émotion et légèreté. Un délice !

 

 

 


 

 
 
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